Jour 6 – Autour d’Haugesund


Le genre de journée qui vous fait douter…

Je me lève assez tard, 9h15, il pleut. Les nuages sont bas, le paradis de la veille semble avoir disparu.
En revenant de la douche, je suis toujours indécis : est-ce que je reste ici, cloitré, et j’évite d’être tout trempé pour la suite ou est-ce que j’avance et on verra bien?

Je me dis que si je suis parti en Norvège, c’était pas forcément pour le beau temps alors je décide de partir. Je m’équipe en conséquence sous la tente, range mes affaires en laissant la place pour la tente et je défait mon camp sous la pluie. Je pars rendre la chute de bois à qui il en revient, il me propose un plus petit morceau pour la suite du voyage, que je refuserai car rien ne vaut une capsule sous la pluie.

6_IMG_9986

Au début je penser aller rouler sur un lacet du coin puis je change d’avis avec la pluie. Je continue ma route. J’arrive tout juste pour prendre un ferry (qu’on ne me fera pas payer par charité peut-être). Forcément je me retrouve avec tout un ferry devant moi à doubler maintenant.
Ceci fait, je reste derrière deux motos qui s’avèrent être mes deux voisins tchèques de l’avant veille.
A l’occasion d’un ralentissement, je klaxonne et me mets au niveau du deuxième, qui parle à peine anglais. Je vois encore son grand sourire dans le casque quand il me reconnait et le pouce levé de l’autre : grand Moment!

6_IMG_9979

Je les suis jusque Sand sur la route 13 où l’on prendra le ferry ensemble. On discutera pendant toute la traversée puis je partirai en premier pour rejoindre une ile au dessus de Haugesund.

6_IMG_9980

Je décide de passer par Haugesund où je ferai mon plein et avalerai un hot-dog sur les coups de 14h. Puis au milieu de la route 47, je bifurque sur la 541. La route est petite et sinueuse, ça doit être un vrai plaisir sous temps sec. J’attrape un ferry encore au dernier moment, ouf. J’arrive sur cette île.
Je ne connais pas son nom mais elle m’aura fait mal.
Toujours sur la route 541, sous la pluie. Je croise une station essence (oui ça a son importance) et 45 minutes – 1 heure plus tard à conduire sous la pluie, je me retrouve à cette même station essence. Là mon moral en a pris un grand coup. Je suis assez bon pour me repérer normalement mais là…
Demi-tour jusqu’a une intersection qui indique la 541 et la 542. Ma carte (une Michelin 752 à l’échelle 1/1 250 000) n’indique pas la 542. Quel temps perdu…

Pour rappel il pleut, mes gants sont détrempés et mes chaussures semblent ne plus du tout être étanches.

Après, pour je ne sais plus quelle raison, je veux rejoindre la 48, qui se retrouve dans le sens opposé d’où je viens après mon dernier ferry, soit bien 150-200 kms dans le vent. Sur le retour je passe par un tunnel de 8 kms entre deux îles avec 8% de pente, il a semblé infinissable.
Je suis un panneau indiquant un camping sur la 513 puis 515 où je trouverai finalement un emplacement pour poser ma tente (qui me coutera une fortune en plus), sous la pluie.

6_IMG_9994

Personne autour de moi, deux autres tentes trainent dans le coin, bref soirée seul sans personne à qui partager ce sentiment de mauvaise journée.
Je mange et je me couche en laissant tout en plan, il est autour de 22h.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *